Biographie



« Je suis pour toujours un homme de gauche, fort de ses convictions et des valeurs républicaines. Mon engagement associatif puis politique a conduit mes choix. Combattre en permanence toutes les injustices, c’est aussi pour moi combattre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie et toutes les formes d’intolérances. Je veux une société où les mots liberté, solidarité et laïcité prennent tous leurs sens. Je suis un homme de terrain et j’ai toujours privilégié l’action et le dialogue. La justice sociale n’est pas un concept abstrait et j’ai voulu être un homme à l’écoute des citoyens et qui va à leur rencontre. »


Pierre Aidenbaum est depuis 1995, le maire socialiste du 3e arrondissement de Paris. En mars 2001, il obtenait le meilleur score de la capitale avec 65,30 % des suffrages. Le résultat d’un long engagement. C’est un enfant du 3e. Certes, il est né au Puy-en-Velay le 3 mai 1942, mais c’est parce que sa famille avait fui Paris occupé. Après la Guerre, il suit ses études au Lycée Turgot. En 1968, il fonde son entreprise dans le domaine de la mode, dans le 3e. Il développe son activité et devient Président du Syndicat de Paris de la mode féminine. Il aura 3 enfants.

Fidèle, Pierre Aidenbaum l’est aussi aux engagements familiaux. Son père, comme son oncle, s’engagent très tôt à la Ligue Internationale contre l’Antisémitisme (Lica, ancêtre de la Licra), et Pierre en est membre dès ses 13 ans. Il adhère au Parti Socialiste en 1971, fait partie de l’équipe de campagne de Mitterrand en 1974 et le conseille sur le Proche-Orient jusqu’en 1981. En 1983, il est sur la liste de Jack Lang dans le 3e et devient conseiller d’arrondissement. Et quand ce dernier part pour la ville de Blois en 1989, il devient Conseiller de Paris.

En 1992, Pierre Aidenbaum est président de la Licra, il est par ailleurs nommé par le Premier ministre, membre de la Commission nationale des Droits de l’Homme. En 1995, il devient Maire du 3e en battant Jacques Dominati, 1er adjoint à Jean Tibéri, Maire de Paris. Grand travailleur, il possède un extraordinaire sens de la relation aux autres.

Après une première mandature entravée par la majorité RPR à la tête de l’Hôtel de Ville de Paris, la victoire de Bertrand Delanoë en 2001 lui donne les moyens de mettre en œuvre des projets plus importants. Avec les habitants du 3e, il commence par sauver le Marché des Enfants Rouges d’une destruction programmée, avant de se lancer – autre projet ambitieux – dans le renouveau du Carreau du Temple. Ce dernier projet est exemplaire dans la méthode déployée, en concertation constante avec les habitants. Il a été l’un des premiers maires de Paris à célébrer des Pacs ainsi que des parrainages républicains pour la défense d’enfants sans-papiers scolarisés dans le 3e.